Les peintures de Vilma

La Couleur - Sensation

I
ci la couleur est reine. La couleur non comme ornement, mais comme mode d'expression explosif qui va chercher le spectateur et l'emmène en voyage. Une palette de couleurs lumineuses pour exprimer des émotions, percevoir des sensations au travers de compositions résolument modernes et dynamiques.  Des couleurs vivantes, actives, créant des jeux de matière dont le dessin est laissé à l'interprétation du spectateur, qui peut y lire une multitude d'histoires.

Rondes et sensuelles, les formes évoquent plus qu'elles ne décrivent, laissant la couleur primer sur le figuratif. Chacun peut ainsi se laisser porter par le flux du mouvement vers une diversité de voyages intérieurs, vers sa propre sensibilité, sa lecture de la toile... Gourmande et pleine, véhicule pour l'imaginaire, la couleur devient support de création et d'émotion.

Le Relief - Evasion

Vibrants et mouvants comme une cartographie mystérieuse, les creux et les reliefs, les pleins et les déliés, la lumière et la profondeur atteignent l'intérieur de chacun. Après avoir conquis la vue, la peinture appelle le toucher et vous entraîne à travers ses chemins, ses détours, ses croisements. Au carrefour de deux routes, la couleur surprend et oriente le spectateur vers d'autres sensations, d'autres idées. Ce que la couleur avait éveillé, le relief s'en fait le guide. Et l'on se laisse porter par les sillons de ces tableaux que l'on voudrait regarder du bout des doigts et toucher avec les yeux...

La Courbe - Expansion

Enfin libérée de toute astreinte, la courbe grandit, enfle et se gonfle au gré de l'émotion qui la pousse. Ciselant son relief, nourri et gorgé de couleur, le trait déborde et s'amplifie, s'échappe et s'émancipe... Creusant des gouffres vertigineux ou sculptant des houles de joie, sensuel ou torturé, le délié passe toutes les frontières, extrême et exubérant comme la vie même. Et dilate la toile aux dimensions d'un monde.

Les peintures de Vilma ne se décrivent pas, ni ne peuvent s'imaginer au travers de quelques clichés sollicitant faiblement l'unique sens de la vue. Elles sont pluri-sensorielles. Et, comme autant de voyages toujours personnels, elles doivent se vivre.

Waënelin
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